Infrastructure

Le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo définit ses urgences : les actions de ses 100 premiers jours

2 mars 2019
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Le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a présenté, le 2 mars 2019 à l’échangeur Limete (Kinshasa), son programme d’urgence pour ses cent (100) premiers jours à la tête de la République. Ce programme est tiré dans les quelques lignes du discours lors de son investiture du 24 janvier dernier. Ce programme d’urgence a indiqué le Chef de l’Etat, se veut comme une réponse aux rappels incessants dont il fait l’objet de la part du peuple congolais à travers le slogan, devenu, populaire « le peuple d’abord ».

Devant une foule immense venue assister au lancement de ce programme, le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi a donné un aperçu des axes prioritaires qui constituent le plan d’urgence des 100 premiers jours notamment la sécurité, la politique, le social, l’économie, les infrastructures et la jeunesse. 

Ce programme a un coût global, selon le document y afférent, est de 304.097.742 Usd qui proviendront du Trésor Public (206.637.351 Usd), du Fonds National d’Entretien Routier, Foner (27.363.657 Usd) et du Fonds de promotion de l’industrie, FPI (70.096.734 Usd).

En ce qui concerne la sécurité, le Chef de l’Etat projette d’intervenir le plus rapidement dans les régions ci-après : Yumbi, grand Nord et Kasaï.

Sur cet axe sécuritaire, les actions à mener consistent en la pacification du grand Nord, du Kasaï et de Yumbi (au Maï-Ndombe). Pour Yumbi, une région qui a connu une tuerie sans précédent et un nombre aussi important des déplacés, Félix-Antoine Tshisekedi a dit avoir déjà institué une tripartite RDC-Brazzaville et HCR pour la prise en charge de la situation humanitaire en vue du retour de la population, particulièrement dans la partie réfugiée au Congo Brazzaville.  Les mêmes initiatives ont été entreprises à Yumbi en vue de préparer le retour des déplacés dans leurs milieux habituels. Pour cela, des forces de police devront d’une part être déployées avec des moyens conséquents pour assurer la sécurité des retournés, d’autre part les génies militaires se mettront à reconstruire les infrastructures de base qui ont été détruites au cours des violences.

Pour ce qui concerne le grand Nord (Beni, Butembo), le Président a annoncé la mise en place d’un dispositif sécuritaire pour apporter un appui aux forces de sécurité qui opèrent déjà sur le terrain. Il entend, par ailleurs, engager un dialogue avec les forces politiques et sociales de ces contrées afin de créer les conditions du rétablissement définitif de la paix et la sécurité. Pour le Kasaï où avait sévit la violence et la révolte dite de « Kamwena Nsapu », le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé que le gouvernement a été instruit de prendre des mesures pour éradiquer les postes d’insécurité qui s’y observaient encore. Des dispositions sont également prises pour accueillir les retournés, y compris certains membres de ce mouvement Kamwena Nsapu qui déposent volontairement les armes. Le Chef de l’Etat insiste que cet exercice concerne également les miliciens de l’Est qui se rendent.

Dans le palier politique, le Chef de l’Etat annonce la libération des détenus politiques dans les 10 jours.

En abordant l’axe politique, Félix-Antoine Tshisekedi est revenu sur sa volonté de concrétiser la décrispation politique, décidée bien longtemps par l’accord de Saint sylvestre 2018. Le Président de la République a annoncé qu’il prendra, dans les dix jours qui suivent cette annonce, une mesure de grâce présidentielle en faveur des prisonniers politiques dont les dossiers judiciaires ont été coulés en force de la chose jugée. Le ministre de la justice devait, par ailleurs, être instruit pour prendre des mesures de libération conditionnelle d’autres détenus d’opinions arrêtés avant les élections.

Quant aux exilés politiques, le Chef de l’Etat a également fait état des dispositions à prendre pour leur retour au pays. Cet axe politique englobe certainement la justice et la lutte contre la corruption qui ont également été évoquées par le Président de la République dans son adresse du jour. Le Chef de l’Etat a exprimé son intention de mettre à la justice des animateurs intègres et aux valeurs morales irréprochables en vue de lutter contre la corruption.

Dans l’axe des infrastructures, le Chef de l’Etat projette intégration nationale et échanges interprovinciales.

Pour ce volet, le Chef de l’Etat a annoncé des travaux qui doivent consolider l’intégration nationale et assurer les échanges entre les provinces. A cet effet, il annonce son ambition de construire plus ou moins 5000 Km de routes modernes sur les cinq prochaines années, et ce compris des ponts et des ouvrages d’arts. Son souci particulier est de lutter contre les embouteillages en milieux urbains.

Pour en arriver là, le Chef de l’Etat a lancé ce même jour du 2 mars, un projet pilote ciblant prioritairement la ville de Kinshasa et qui concernera, notamment, les axes routiers Nyangwe-Mgr Moke, Echangeur de Limete-Boulevard Lumumba à la hauteur de la route Mokali, etc. Les centres urbains de l’intérieur du pays ne sont pas oubliés. Il projette l’élargissement des grands axes routiers, autant qu’il sera question d’engager des travaux sur les axes interprovinciaux aux fins d’une bonne fluidité dans la circulation de biens et de personnes.

Le quatrième axe de ses 100 premiers jours fait référence au social, l’alimentation, santé, éducation et habitat. En ce qui concerne l’alimentation, Félix-Antoine Tshisekedi prévoit les baisses des prix des produits de première consommation dans les plus brefs délais. Et, il poursuit son programme par le secteur de l’énergie où le Chef de l’Etat prévoit la réhabilitation, l’achèvement et/ou la construction de centrales hydroélectriques ainsi que des points de traitement d’eau potable. 

En fin dans l’axe économie, le Chef de l’Etat a promis la vulgarisation du nouveau code minier. Il a manifesté son intérêt à dialoguer avec toutes les parties prenantes du secteur économique entre autre les acteurs sociaux, les opérateurs miniers dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant.