Monde

Félix-Antoine Tshisekedi

2 septembre 2019
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Lors de son séjour à Bruxelles pour une visite officielle, le Président Félix Antoine Tshisekedi a accordé une interview à l'émission International de TV5MONDE et le journal le Monde. Le Chef de l'État congolais a répondu à plus d'une question depuis son accession au pouvoir jusqu'à l'heure actuelle. Le Chef de l'État Félix Antoine Tshisekedi, à la question de savoir s’il peut traquer les responsables des crimes économiques. Le Président de la République dit qu'il n'a pas le temps de fouiner dans le passé, "nous voulons un État de droit et une justice indépendante. Ce n'est pas à l'individu Tshisekedi de le faire, affirme le Chef de l'État. Il faut faire confiance à la justice. Il en a fait appel à ceux qui s'estiment avoir été victime de telle ou telle autre bévue doivent s'adresser à la justice. 

Question d'habituer la population de recourir à la justice afin de réparer les différends.

La question sur la polémique relative aux 15 millions, le Chef de l'État a répondu qu'il était plus préoccupé par les menaces, éventuelles, sur l'Inspecteur Général des Finances. Ce dernier a relaté sa version des faits sans pour autant citer nommément des noms. Toutefois il a déjà transmis le dossier à la justice. Le Président quant à lui, s'abstient de tout commentaire sur cette question. D'après les informations à sa possession, Félix Antoine Tshisekedi dit qu'il ne s’agissait pas l'argent volé au trésor public mais plutôt une retro commission, ce que je combats aussi, dixit le numéro Un congolais. 

Le Chef de l'État se vante de socialiser le service de l'ANR qui était même l'instigateur de cette enquête, bien que l'inspecteur avait commencé le travail sans mon aval et que son Dircab a voulu lui remettre en ordre. Cela a été fait de manière irrégulière. 

L'inspecteur général des finances a agi comme un procureur général. Quant à mon Directeur de cabinet, le Président dit n'avait aucune preuve de la méconduite de sa part. 

Par rapport à la réaction de Jean Yves Le Drian, ministre français des affaires étrangères. Félix-Antoine Tshisekedi a été inquiété par les propos de Jean-Yves Le Drian étaient méprisant en qualifiant sa victoire de compromis à l'africaine. Toutefois, rassure le chef de l'État, le malentendu a été vite dissipé. 

Soucieux de l'économie et la situation sociale du peuple, ajouté à cela l'insécurité, le Président Félix Antoine Tshisekedi se dit encore préoccupé. Il lance un défi de la revanche du sol au sous sol, il envisage la diversification de l'économie. L'agriculture, surtout au regard de la potentialité que regorge notre pays, avec 80 millions des terres arables ayant la capacité de nourrir près de 2 milliards de personnes. Il manifeste son vœu que la RDC ait ses milliardaires comme le Nigeria l'a fait.

 

La position du Chef de l'État sur la MONUSCO est claire, elle doit rester spécialement pour appuyer nos éléments des FARDC, surtout qu'il y a encore des déficits au niveau logistique. Il en a parlé avec le Secrétaire Général des Nations-Unies Antonio Guterres lors de son séjour à Kinshasa, le 02 septembre dernier. 

Étant le plus grand pays francophone, le mot qu'il préfère en français c'est "l'amour" car à travers l'amour il y aura le pardon, il y aura la paix, etc. Car le français est la seule langue où il est beaucoup plus à l'aise, conclut le Président de la République démocratique du Congo. 

Signalons que cette interview a été réalisée avant son départ des États-Unis d'Amérique où il va participer à sa toute première Assemblée générale des Nations-Unies, son premier discours est vivement attendu au niveau tant national qu'international.

En marge de l'AN de l'ONU : Félix Antoine Tshisekedi a un agenda très chargé 

En provenance de Belgique, le Président Félix Antoine Tshisekedi est arrivé ce dimanche 22 septembre à New-York, l'un des 56 États américains qui abrite le siège des Nations-Unies. 

Au cours de son séjour au pays de l'oncle Sam où il va participer à la 74e Session de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, le Chef de l'État Félix-Antoine Tshisekedi a un agenda très chargé où chaque minute compte avant sa prise de parole ce jeudi 26 Septembre à 11h de New-York et 16h, heure de Kinshasa du haut de la tribune de l'ONU devant les chefs d'États et des Gouvernements du monde.

Il va rencontrer les investisseurs américains lors de la conférence où il prendra part ce 23 septembre. Le vendredi 27 septembre avant de rentrer à Kinshasa, le Chef de l'État se rendra au Centre pour le contrôle et la prévention des maladies à Atlanta, il sera accompagné de son ministère de la santé, le Docteur Eteni Longondo qui l'a rejoint plutôt aux USA, il sera question d'évoquer l'évolution de la riposte et du comportement du virus Ebola qui sévit à l'Est de la RDC. 

Le Chef de l'État congolais, Félix Antoine Tshisekedi a pris part ce même dimanche 22 septembre, dès son arrivée, à une réunion conjointe organisée par les Nations-Unies et la Banque Africaine de Développement (BAD) avec les chefs d'État et des Gouvernements des pays africains. Cette rencontre de haut niveau est l'occasion d'examiner les stratégies et les approches pour accélérer la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD) signé en 2015, lors de l'évaluation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dont la plupart des pays africains n'avaient pas atteint les engagements y compris la RDC. 

Déjà, le lundi 23 septembre, Félix Antoine Tshisekedi prendra part au Sommet Action Climat, organisé par le SG Antonio Guterres de l'ONU. Dans ce Sommet le Chef de l'État congolais va plaidoyer en faveur d'une prise en compte effective de la contribution de son pays pour le maintien de la planète en bon état. Ce dernier constituera aussi une étape décisive dans la coopération politique internationale et incitera des vastes mouvements de soutien au cœur de l'économie réelle. Le même jour se tiendra une autre réunion où prendra également part le chef de l'État congolais, il s'agit d'une réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle qui va se tenir à l'Assemblée Générale des Nations-Unies.

Il sied de rappeler qu'avant d'atterrir aux États-Unis d'Amérique, Félix-Antoine Tshisekedi a échangé avec les officiels belges y compris le roi Philippe concernant la reprise de la coopération entre ces deux pays dont l'histoire les lie à jamais.